lundi 9 novembre 2009

THE RANDOM SYNDICATE


The Random Syndicate


Mise en circulation d’actions poétiques passées, présentes et futures

Étude et prospective d’événements nouveaux

Cabinet des curiosités

Pretty things

Hasard

*


Mise en circulation d’une action poétique :

Lecture couplée de L’imagerie du hasard de Georges Brecht et de L’homme-dé de Luke Rhinehardt


- selon procédure aléatoire et mise au pas du public -


Galerie Nü Koza, Samedi 14 novembre 2009 à 20 heures


Les membres de The Random Syndicate ont décidé d’exaucer pour vous l’un de vos désirs.

Pour ce faire, notez ci-dessous six désirs que vous aimeriez voir assouvis :

1 - .

2 - .

3 - .

4 - .

5 - .

6 - .

Le samedi 14 novembre à 20 h, à la galerie Nü Koza (Dijon), l’un de ces six désirs sera choisi par le dé. Si l’un des membres de The Random Syndicate accepte de l’exaucer, il le fera dans le mois qui suit.

- N° du désir choisi par le dé :

- Nom du membre de The Ransdom Syndicate ayant accepté d’exaucer le désir :

.

- Votre désir sera exaucé à (date/heure) , à (lieu).


Si aucun des membres de The Random Syndicate n’a accepté d’exaucer le désir choisi, ils noteront ci-dessous les raisons ayant motivé leur refus.


Motifs du refus :

The Random Syndicate

Pour voir votre désir assouvi, notez :

- Votre nom :

- Votre n° de téléphone :

- Votre adresse e-mail :

The Random Syndicate espère que tous vos désirs seront assouvis prochainement.


Laissez votre feuille avec vos désirs à la Galerie Nü Koza, 89, rue Berbisey, 21000 Dijon, ou par mail : brun.lemoine@laposte.net / www.nukoza.com

Bruno : 06 13 17 06 93/Fabien : 06 84 59 83 39/

lundi 19 octobre 2009

Matachine



Sur le site sos-art.com, sous la thématique Discipline, le chantier de mon premier roman, publié chez al dante, Matachine ou le lecteur enchaîné...

Ou Matamachine,
puisque Matachine est une machine texte, une machine schizo, une machine célibataire, qui doit autant à Kafka qu'à Lautréamont
(ce qui est finalement assez simple à écrire, vous n'avez qu'à allumer votre poste télé, il suffit de se laisser porter).

sos-art est un site poésie/art/son/vidéo conçu par Eric Cassar, Nicolas Carras et Tristan Mory, auteurs, poètes, musiciens et/ou vidéastes. Régulièrement, un thème est tiré au sort (Finitude, Poisson, Collage...), tout le monde peut participer : soit accepter ou non la contrainte du thème choisi, pas rasé, par hasard.

Donc, sous Discipline, on peut trouver, ce mois-ci, les noms de :

- Malatray;
- Bawati,
- Carras,
- Hildebrandt,
- Lemoine,
- Cassar,
- Langoutte,
- Bennett,
- Bufflier,
- Mory,
- Vienne.

Bonne visite...

http://www.journaltheme.com/dicipline/defdscipline.html

dimanche 11 octobre 2009

THE RANDOM SYNDICATE

The Random Syndicate



Mise en circulation d’actions poétiques passées, présentes et futures
Étude et prospective d’événements nouveaux
Cabinet des curiosités
Pretty things

Hasard


*


Les membres de The Random Syndicate ont décidé d’exaucer pour vous l’un de vos désirs.
Pour ce faire, notez ci-dessous six désirs que vous aimeriez voir assouvis :

1 - .

2 - .

3 - .

4 - .

5 - .

6 - .


Le samedi 14 novembre à 20 h, à la galerie Nü Koza (Dijon), l’un de ces six désirs sera choisi par le dé. Si l’un des membres de The Random Syndicate accepte de l’exaucer, il le fera dans le mois qui suit.


- N° du désir choisi par le dé :

- Nom du membre de The Ransdom Syndicate ayant accepté d’exaucer le désir :

.

- Votre désir sera exaucé à (date/heure) , à (lieu).

Si aucun des membres de The Random Syndicate n’a accepté d’exaucer le désir choisi, ils noteront ci-dessous les raisons ayant motivé leur refus.


Motifs du refus :

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The Random Syndicate ©






Mise en circulation d’une action poétique passée :

Levée d’écrou
de Ghérasim Luca

Ghérasim Luca, né à Bucarest en 1913 et mort à Paris en 1994, l’une des figures désormais dominantes de la poésie française contemporaine, est l’auteur de textes exigeants et surprenants, fascinants et déroutants, dont, entre autres, L’inventeur de l’amour ou Héros-limite sont des témoignages toujours vivants. Bref, Ghérasim Luca pourrait bien être celui que Gilles Deleuze nomma en son temps « le plus grand poète français »…

Galerie Nü Koza, Samedi 17 octobre 2009 à 20 heures, lecture de Levée d’écrous de Ghérasim Luca/action poétique


Pour voir votre désir assouvi, notez :
- Votre nom :
- Votre n° de téléphone :
- Votre adresse e-mail :



The Random Syndicate espère que tous vos désirs seront assouvis prochainement.

Laissez votre feuille avec vos désirs à la Galerie Nü Koza, 89, rue Berbisey, 21000 Dijon, ou par mail : brun.lemoine@laposte.net
www.nukoza.com
Bruno : 06 13 17 06 93/Fabien : 06 84 59 83 39/

Vous pouvez Copier/Coller ce tract en format Word et nous l'envoyer

jeudi 1 octobre 2009

Maison (8)






Sur Internet, un livre d'artiste se construisant au fil des mois et des amitiés : Runbook.
Runbook grossit et grossira de janvier 2009 à janvier 2010 et a pour thème le paysage.

Ce mois-ci, il y a un texte de moi, un peu avant cette photographie de Brigitte Perroto et juste après une photographie du poète Jean-Marie Gleize. Si vous ne connaissez pas Jean-Marie Gleize, lisez absolument, sautez sur Film à venir, chez Fiction & Cie. Dans ce texte remarquable, on peut deviner, derrière les mots de Jean-Marie Gleize, des images ; non pas imaginer, mais deviner des images.
L'auteur laisse le lecteur libre de faire le film dont il rêve.


Voici une page du livre que je suis en train d'écrire et que j'ai envoyé pour l'occasion.




Ce que devient le paysage



Des nouvelles imageries, des nouvelles visions de l’environnement humain


Dispositif radar infrarouge Xaver Camero 800 (made in Israël)




Je reconnais peu à peu des formes stables, se mouvant rouges, jaunes orangées et noires, dans ce qui paraissait être l’horizon infini de l’éther bleu. Des silhouettes se dégagent à gauche et à droite, en haut et en bas, des corps incandescents se révèlent comme ailes rouges de séraphin dans les fresques de Giotto. Les corps sont isolés dans l’espace maintenant, fragiles flammèches brillant par elles-mêmes sur le fond bleu d’un ciel ouvert, lucioles dilatant d’un rayonnement chaud le décor moisi de taches noires : le sentiment de lire un tableau en descendant dans une crypte, la peur que la lumière diffusée par mes yeux gêne le libre agencement des codicilles. Derrière l’incarnat de corps incandescents, à quelques mètres de moi, transparaît en filigrane le phosphore d’une ossature, des organes, d’un cerveau, et les couleurs primitives des tissus glissent autour de cet axe comme fondent les huiles colorées dans l’eau, le glissement des plis des tissus avant morphogenèse. Il n’y a pas de maison, je ne dénombre pas cinq individus dans un espace délimité. Ce n’est pas que mon regard a perdu l’ordre des lieux, que la peinture des maîtres du Quattrocento nous faisait percevoir, mais, depuis cinq siècles déjà, les machines nous permettant de voir ont évolué et, désormais, nos pensées exécutent autour du visible une danse nouvelle. Voici Béatrice qui monte dans sa chambre, Pierre fait les cent pas dans son bureau, Isabelle et les jumeaux dorment dans leurs lits. La charpente de la maison se laisse deviner, les chambres, les escaliers, quelques meubles, les objets les plus volumineux transparaissent à leur tour, à mesure que l’œil prend connaissance du fonctionnement des imageries modernes. Voici Béatrice, Béatrice est Béatrice. Est désormais vanité ce qui prend corps dans un texte, ce qui a un nom, ce dont on peut percevoir la mort à venir, en même temps que le désir : la robe de Béatrice glisse au sol comme une chrysalide, sa chair est moirée, cristalline, enveloppe déterminant le circuit fermé des flux sanguins, le jeu des humeurs, le rythme singulier du ressac et sa logique interne. Et l’impression première demeure : le sentiment que Béatrice, par delà son corps, est flammèche ou flamme, que son contour est liquide comme silhouette de méduse, et ce sont les lois physiques elles-mêmes qui, devant ce que je me dois encore de désigner ici par le pronom « elle » ou le nom « Béatrice », ce sont les lois physiques elles-mêmes qui sont énigmatiques. Le corps de Béatrice diminue d’un quart, puis il n’est plus qu’une ligne étendue immobile, mais le flux de la vie poursuit sa course, quand elle dort. – Percevez-vous cela ? Percevez-vous la vie libre s’agitant toujours, quand vous croyez la maîtriser, quand votre esprit s’entend dire, Je dispose de moi et le croit ? Quelque chose s’est figé en nous, quelque chose s’est mis jadis à refroidir dans le moule d’un statuaire, mais l’écume de nos origines remonte. Béatrice se réveille, Béatrice attend le sommeil, son corps cherche une position où sa masse n’empêchera pas son esprit de vaquer, Pierre range ses affaires en bas, puis monte un escalier, un des jumeaux (Romain ou Julie ?) sort de sa chambre pour les toilettes. À côté d’eux, à quelques mètres, le miaulement d’un chat, le battement d’ailes d’un oiseau, des corps humains pénétrés se recroquevillent enlacés, la vision fugitive d’un homme assis dans une voiture, le panorama des flammèches ajustées les unes aux autres, l’ordre urbain des villes, la cartographie des astres autour d’un axe syntagmatique, la langueur silencieuse d’une petite ville de province, un chant monotone derrière lequel sourd des accents mélodieux, la vie un instant rangée dans le lit d’une rivière…




… et la mer, la mer au loin, la mer englobant tout …





mercredi 30 septembre 2009

Maison (7)



Quelque part



Me M se lève à 8 h 30. Elle allume la radio pour écouter les informations en grommelant sur l’éternelle stupidité de ceux qui nous dirigent. Elle fait chauffer une casserole d’eau et ouvre ses volets. La journée sera belle. Les serveurs sont déjà à l’œuvre, ils installent les tables de la place couverte de terrasse. Leurs clients ont été bien bruyants hier soir. Elle retourne préparer son thé et note que sa casserole commence à se couvrir de tartre. Sa douleur à la hanche reprend. Elle sort ses cachets et s’assoit. Que faire aujourd’hui ? Attendre le courrier à 11 heures. Le Bien Public. Peut-être une carte postale de sa petite fille. Sortir acheter le pain à midi. Echanger quelques mots avec la boulangère. Déjeuner des restes de poulet d’hier soir. Regarder la télévision. Penser à son mari parti si vite d’une mauvaise grippe. Comme Me C. Repriser sa chemise de nuit. Dormir un peu. Finir ces mots croisés qui lui ont donné tant de mal. Regarder la vie des gens sur les terrasses en contre bas. Surprendre quelques bribes de conversation. Préparer les épinards de ce soir. Peut-être sa fille va-t-elle appeler aujourd’hui, non, on n’est que mercredi. Elle appelle le samedi. Si peu à lui dire de toute façon. Ma hanche me fait mal. As-tu entendu les nouvelles de la grippe ? Maman il faudra aller voir le médecin pour ton vaccin. J’ai jamais aimé les médecins. A mon âge, tu sais, si je dois mourir, c’est que le bon dieu en aura décidé ainsi. Maman arrête ne dis pas ça. Quand viendras-tu me voir ? A l’automne. Comment vont les enfants ? Au revoir et à samedi prochain. Ca, ça sera samedi. On est mercredi.


La lente litanie des jours qui s’écoulent en silence. Que c’est long de mourir.


Kler, juillet 2009.



Le blog de Kler :

kler.over-blog.net




jeudi 17 septembre 2009

Maison (6)

Appel à participation


Je recherche trois propriétaires de maisons, à l'Est de la France, pour participer à une vidéo intitulée l'anneau de Möbius.

L'anneau de Möbius est un jeu amusant que j'ai mis au point avec une amie vidéaste et il ne sera joué qu'une seule fois.

Pour de plus amples informations, mon mail : brun.lemoine@laposte.net

N'hésitez pas à me contacter !




mercredi 9 septembre 2009

Maison (5)

Photo trouvée

Porte d'entrée de l'immeuble de Michel Frizot à Paris.
Michel Frizot est historien de la photographie, auteur, avec Cédric de Veigy
, du livre de photographies
Photo trouvée,
Éditions Phaidon, Paris : 2006


http://www.evene.fr/livres/livre/michel-frizot-et-cedric-de-veigy-photo-trouvee-23104.php