dimanche 8 février 2009

Action Lucie Mercadal au Japon - Nipaf




Le Nipaf est un festival de performances qui a lieu au Japon. Ici, vous voyez Lucie, ma compagne, que je vais rejoindre dans quinze jours. C'est très difficile de décrire une action, me semble-t-il. C'est comme tenter d'expliquer un livre ou un film, mais, en plus, il y a un facteur espace et temps dans une performance, qui échappe aux deux autres. Il y a des images, il y a des vidéos, certes, mais généralement une action est un art de l'éphémère ; vous l'avez vu, cela se passe une fois et ne vit que dans la mémoire de ceux qui étaient là. C'est un mandala, mais dont les règles du jeu ne sont pas religieuses ou cultuelles. C'est peut-être ça, mon idée de l'art action, mais cette idée-là n'engage que moi et, demain, je suis certain d'en avoir une toute autre...

Ici, vous voyez Lucie en train de monter des figurines représentant des petites Lucie funambules qui vont avancer sur un fil. Bientôt, d'après ce qu'elle m'a dit, elle montera sur la table pour faire avancer ses marionnettes en équilibre précaire.

Voilà pour la vie.

(Quelle est donc cette phrase de Jean Genet comparant l'écriture à l'art du funambule ?)

Bientôt, c'est moi qui monterai sur un fil, pour la rejoindre.

Au revoir.

jeudi 29 janvier 2009

ZOOM DIVIN




THE WORLD, réseau d'îles artificielles, Dubai


Pub Taxa Assurances, Google Earth, The World (Dubai)


*



Les mass-médias ne sont pas seulement un instrument de propagande idéologique et politique, ils ne sont pas seulement un outil de manipulation de la conscience critique, influençant les intentions de vente et de vote, signalant ce qu’il faut penser et acheter, assimilant l’esprit à un enjeu marketing, tel le téléphone portable faisant de la communication une billevesée ou l’appareil numérique transformant l’image photo de nos proches en un bibelot. Toute une métaphysique est à l’œuvre derrière les non-dits, des prêtres se cachent, n’osant avouer leur sacerdoce, des médiateurs, hommes de radio, de télé, de communication, qui inventent pour nous des cosmogonies, mondes n’ayant plus de rapport avec nos sociétés, univers déconnectés du quotidien des masses, spectateurs pratiquant, malgré eux, la messe, fidèles inconscients, avalant, jour après jour, le flux tendu des visions des gurus.



- C’est d’abord une sphère dans un anneau (2 sec.)

- Puis le Zoom devient percée (0,25 sec.),



Le Zoom est l’œil de l’aigle, la traversée des apparences,

l'Œil omni-ventri-plénipotent du dieu blanc.


- Le Zoom divin de l’aigle blanc et fasciste plonge dans l’anneau qu’il s’est lui-même

confectionné, pour voir le monde qu’il s’est fait mariner sept jours (0,25 sec.)


- Le Zoom va plus vite que la lumière et découvre des galaxies qui avancent devant lui,

comme la Béatrice de Dante tirée par un Griffon (1 sec.)


- Puis, jets d’étoiles aveuglantes alentours, tels les rais des lumières rouges, blanches et

vertes lors du dénouement de 2001 l’odyssée de l’espace (2 sec.)


- Un trou noir (0,5 sec.)


- La voie lactée (0,2 sec.)


- Le système solaire (1 sec.)


- Pluton, Neptune, Saturne, etc. (1 sec.)


- La Planète bleue (1 sec.)


- Traversée de la couche d’ozone de la Planète bleue (0,3 sec.)


- Vue plongeante sur le continent américain (0,1 sec.)


- Nuages (0,1 sec.)


- Nuages (0,1 sec.)


- Les gratte-ciels de New York vus d’en haut (0,2 sec.)


- Des nuages (0,1)


- Un quartier de New York (0,1)


- Un nuage (0,05)


- Un homme-lambda (0,1)


- Sommet du crâne de l’homme-lambda (0,1)


- Le cuir chevelu de l’homme-lambda ; l’épi de cheveu de l’homme-lambda (0,1)


- Traversée de la tête de l’homme-lamda, comme Sphère-micro correspondant à Sphère-

Macro (0,1)




Traversée du microcosme de l’homme-lamba




- Le derme (0,1)


- L’épiderme (0,05)


- Des veines (0,05)


- Des vaisseaux (0,05)


- Des globules (0,05)


- Des molécules (0,2)




SLOGAN TAXA ASSURANCE






LE SPECTATEUR EST LE ZOOM TRANSCENDANT DANS L’ŒIL DIVIN DE L’AIGLE BLANC ET FASCISTE

VOUS ETES LE ZOOM TRANSCENDANT DANS L’ŒIL DIVIN DE L’AIGLE BLANC ET FASCISTE

PLUS BESOIN DE GURUS

PLUS BESOIN DES SUTRAS

L’ANAMNESE EST A PORTEE DE ZAP



Et maintenant, avec Google Earth, vous choisissez le lieu sur lequel le Zoom transcendantal doit plonger.

Vous avez la carte du monde dépliée devant vous, ou le globe sphérique, la Planète bleue à genoux, attendant vos ordres,

Vous plongez sur New York, tel le cosmonaute dans 2001 sautant dans sa capsule, un 11 septembre,

Vous explosez, telle une bombe lancée par Nixon au Chili, un 11 septembre,

Vous êtes en pleine simulation de viol,

Vous inventez le terrorisme transmental.



Et maintenant, vous louez un espace sur la carte Google Earth.

Vous êtes une institution, une association, une communauté ou un particulier et vous louez un espace visible par tous sur la carte Google Earth.

Vous voulez montrer l’identité des criminels sexuels dans une ville de Floride,

et Google Earth devient la carte du monde des criminels sexuels dans une ville de Floride.

Vous voulez montrer l’identité des criminels à Chicago et les lieux où ils agissent,

et Google Earth devient la carte du monde des criminels de Chicago et des lieux où ils agissent.



Et maintenant, vous avez les moyens de vous payer une villa sur The World, vous êtes un milliardaire et vous voulez votre place sur les îles artificielles représentant la carte du monde, à Dubaï.

Vous voulez une villa sur une île de The World représentant l’Europe, mais il ne reste plus que l’Afrique,

et vous n’aimez pas le tiers-monde, vous ne voulez pas du tiers-monde.

Alors vous faites monter les enchères,

et les émirs de Dubai font monter les enchères.

Vous dites que vous n’êtes pas un sale nègre, que vous n’avez rien d’un sale nègre !

Vous déclarez que vous voulez votre place au soleil et que vous aurez votre place au soleil !



Il y a du soleil pour vous et il n’y a pas de soleil.

Il n’y aura jamais assez de soleil pour vous.

Vous êtes le soleil.



AMEN





Texte publié dans le journal Abondance par la galerie municipale de Vitry pour l'exposition d'Alfred Gharapatian, Abondance, qui a lieu en ce moment.


Discussion avec le public, moi et Garapethian ce dimanche à la galerie municipale de Vitry, 17 h., sur le paradis, l'utopie et les médias

dimanche 18 janvier 2009

Musiques de livres (2)


Porte noire, Besançon

Je serai samedi 24 janvier à 20 h 30 au Carpe Diem à Besançon pour

Musiques de livres

Une soirée littéraire, musicale et apéritive au bar.

Lecture de quelques-uns de mes textes, ainsi que ceux de Frédérique Cosnier.

Bruno Lemoine, L'après-journal Nijinski, éd. Al Dante (2008)
Frédérique Cosnier, Poèmes précis, éd. Entre 2M (2008)

avec la participation de la comédienne Aline Reviriaud (Idem Collectif, Dijon)

Les musiciens : Les Désinvolt, Noël Pelhâte...

Conception et présentation : l'écrivain Saïd Nourine

Avec la librairie A la page, 32 rue Ronchaux, 25000 Besançon

Carpe Diem, 2, place Jean Gigoux, 25000 Besançon, 08 81 83 11 18


dimanche 11 janvier 2009

Abondance/Alfred Gharapetian


Alfred Gharapetian fait de la vidéo, de la photographie et de la sculpture. Son champ d'action est le décryptage des images médiatiques, la représentation mass-média, la Réalité intégrale. Avec Abondance, sa nouvelle installation à la galerie municipale de Vitry-sur-Seine, le titre et la thématique sont ironiques : Abondance, ici, est le bruit entropique, la profusion/pollution des images son/vidéo, celles de la guerre, du terrorisme, mais aussi, aux antipodes, pourrait-on dire, leur versant Sud ou Nord : le paradis ou l'Eden, la fortune, la richesse, le sommet de la motte de paille, ou ziggurat ; le septième ciel.

Voici donc l'Enfer et le Paradis tel que le Spectacle nous les présente. Rien de nouveau sous le soleil, pourrait-on dire. Godard en avait fait un film, Notre musique. L'Enfer de Notre Musique par Godard : les images photographiques de guerres montrées à l'écran par un Chris Marker sous coke, le Purgatoire présentait le conflit israëlo-palestinien, le Paradis était un ghetto défendu par des GIs : un bois, qui aurait pu être peint par Courbet, dans lequel vivent deux ou trois familles de blancs-blonds-aux-yeux-bleus. Godard, dans son film Notre musique, jouait au professeur, cherchait une distance par rapport aux images de guerres qu'il montrait. "Quelle différence, demande Godard à des étudiants en cinéma, entre cette photographie de guerre et cette photographie de guerre ?" (Sous les photos, il n'y avait pas de légendes.) "Aucune, lui répondait un étudiant, c'est la même guerre" "Non, répond Godard, ici, c'est une scène de décombres lors de la guerre de Sécession, là, c'est Stalingrad ou Verdun, ou..."

Il y a encore une distance, chez Godard, pour évoquer l'enfer. Chez Gharapetian, non, il recycle, broie, tord, détourne les images, fait du copier/coller. La guerre = la guerre = la guerre = la guerre. Plus de distance, ou si peu, celle donnée par le relevé des images, la greffe d'images, là, dans la galerie municipale de Vitry. Faut-il encore un discours pour faire sens ? ou l'usage de la figure de l'aporie ? "C'est terrible ce qu'on voit, aucun mot pour exprimer ça, l'indicible, l'innommable."

Ou bien le rejet pur et simple, le silence, le mutisme. 

A l'autre bout, l'Eden, d'Abondance. Et la vision de l'Eden émise par nos médias n'est pas celle de Notre musique (le bois champêtre, le ruisseau et la biche se désalterant...). L'abondance qu'on nous présente à la télé, c'est Dubaï et ses îles artificielles. Et Dubaï est une cité futuriste, un rêve d'autoroutes et de palais ressemblant à des vaisseaux spatiaux, c'est un paradis néo-fasciste, mais qui s'écroule, qui s'effondre maintenant, avec le Krach, comme un chateau de cartes. Au moment où Gharapetian expose Abondance à Vitry, Dubaï est déjà une ville fantôme.

Abondance, Alfred Gharapetian

Galerie municipale de Vitry-sur-seine (9 janvier, 1 mars 2009)

galerie.municipale@mairie-vitry94.fr/01 46 82 83 22

Journal de l'exposition avec des contributions d'Isabelle Rieusset-Lemaire et de moi-même.

Et je serai avec Alfred Garapethian à la galerie municipale de Vitry, le dimanche 1 février, à 17 h., pour une rencontre. Le thème : paradis et utopies aujourd'hui.


Tu es partout







dimanche 4 janvier 2009

Bonne année !

Oui, oui, à tous une petite carte pour la bonne année !

Et puis, c'est l'intention qui compte.

A tous, un "je vous aime", une belle image et un bon point.

mercredi 24 décembre 2008

Les nouvelles lois de l'hospitalité : Robin Rimbaud




scanner@scannerdot.com
scanner@scannerdot.com

http://www.scannerdot.com/sca_001.html
http://www.myspace.com/scanner


Je me souviens de


OCEAN OF SOUND
Je me souviens de
OCEAN OF SOUND
de David Toop
et de la voix d'Orphan

de la voix d'Orphan, alias Yves Hadrien, alias...

Une histoire de cycles
Une histoire de changement d'ère
ou d'éons

Je me souviens de
OCEAN OF SOUND
de David Toop
OCEAN OF SOUND
OCEAN OF SOUND
OCEAN OF SOUND
OCEAN OF SOUND
OCEAN OF SOUND

EONS

Je me souviens de la voix d'Orphan pour NOVOSONIC
ou 2001,
une Apocalypse Rock
2001, Orphan
La raison de la virgule comme pause ou... silence
Robert de Montesquiou,
dans les textes d'Orphan
Orphan
Orphan
ou
Yves Hadrien
10 ans
10 ans
10 ans
Pour chaque cycle
Les éons
Les éons : 10 ans
entre Hadrien Yves et Orphan
Un changement de cycle

Kraftwerk
...
Le Rap

10 ans
entre

Kraftwerk
...
Le Rap



EONS

Je me souviens d'Ocean of sound
Ocean
Ocean
Ocean

Et cette idée qu'il n'y avait
rien
rien
rien
de plus beau qu'un texte de musicien
aujourd'hui

Je me souviens
Je me souviens

Le silence chez Beckett
Le silence lui vient de
Beethoven
Rien
Rien
de plus beau qu'un texte de musicien

Les plus belles avancées en poésie
proviennent de la musique
de la découverte que la musique est en avance
en avance
en avance
en avance
en avance
toujours
en avance

Et que la littérature est
à la rame
en rade
à la rame
toujours
à la rame

Vu

Je me souviens

Je me souviens

Vu

un éditeur ayant repris les ayant-droits de
La Réalité Virtuelle de Reingold Howard

Il me parle
du tracé des lignes portables
sur une planisphère
Il me parle
Il me parle
des flux/trajets des lignes portables
SFR
Bouygues
Alcatel
Le Réseau

Vu
Je me souviens

Sur un planisphère

OCEAN
OCEAN
OCEAN
OCEAN

Et de cette découverte que le téléphone portable est devenu
Maison

OCEAN
MAISON
OCEAN
MAISON
OCEAN
MAISON
OCEAN
MAISON

Comme Ventre de Baleine pour Jonas

pour les immigrés/émigrés/transmigrés
Cette découverte
Cette découverte
Cette découverte
que le portable
que le portable
que le portable

est devenu MAISON
est devenu MAISON
est devenu MAISON

pour des familles, des couples, des hommes et femmes seuls
perdus dans un réseau géopolitique devenu transfrontalier

LA MER ET LA MERE
LA MER ET LA MERE
LA MER ET LA MERE
LA MER EST LA MERE
LA MER EST LA MERE
LA MER EST LA MERE
LA MER EST LA MERE

et la lecture
la lecture
la lecture
la lecture
la lecture

des musiciens soufis
des musiciens soufis
des musiciens soufis
des musiciens soufis

TOUT EST VIBRATION DE MATIERE
TOUT EST VIBRATION DE MATIERE
TOUT EST VIBRATION DE MATIERE
TOUT EST VIBRATION DE MATIERE
TOUT EST VIBRATION DE MATIERE
TOUT EST VIBRATION DE MATIERE


TOUT EST VIBRATION DE MATIERE
TOUT EST VIBRATION DE MATIERE
TOUT EST VIBRATION DE MATIERE

TOUT VIBRE
TOUT VIBRE
TOUT VIBRE
TOUT VIBRE
TOUT VIBRE
TOUT VIBRE

TU ES ESSAIN DE MATIERE
TU ES ESSAIN DE MATIERE
TU ES ESSAIN DE MATIERE
TU ES ESSAIN DE MATIERE
TU ES ESSAIN DE MATIERE

POSE TON CERVEAU
POSE TON CERVEAU
POSE TON CERVEAU

Rimbaud scanne les lignes téléphoniques dans ses concerts
Nous sommes en enfer si nous le désirons
Nous sommes en enfer
Nous sommes au paradis
Nous sommes en enfer si nous le désirons
Nous sommes au paradis

TOUT EST AMOUR

Comme Baleine échue échouée, sein de la mer
Sein des Seins ou baleine mourante

Je me souviens

VU

Je me souviens

VU

Robin Rimbaud
alias Scanner
alias Orphan
alias OCEAN
scanne
scanne
scanne

OCEAN

scanne
scanne

le flux de la matière

mouvante

l'onde vibratile
la maison
la maison
rentre dans la maison transfrontalière
rentre dans le dernire désir dernier réseau d'Ipséité
dans le dernier lien
dans le dernier espace d'intimité

pour en faire de la musique

Rimbaud est parasite/nomade/sédentaire
Et c'est ce qui a fait peur à David Toop
dans son livre OCEAN OF SOUND

Robin Rimbaud est un parasite d'ondes vibratiles
il improvise sur nos vies

VOYEUR

Pour lui tout le monde est star de la radio
Ma conversation est poésie
L'échange que j'ai avec ma copine

Je me souviens

VU

Je me souviens

VU

de la langue mobile,
de la langue comme mobile
chez Derrida
et de cet hôte/otage
et de sa notion d'hospitalité

Et de l'association Couple/parasite
en biologie

Rimbaud fait de l'ambient comme Brian Eno
ou David Toop.
Pour lui la musique est tout ce qui vient de l'extérieur du réseau d'émission capté par un micro
Tous les sons excentrés,
Tout ce que l'on écoute" d'habitude mais qui n'a pas vocation à être entendu.

Mais Rimbaud, lui, rajoute la vie, les interactions du public venu à ses concerts
ou
LA MAISON
LA MAISON
LA MAISON
LA MAISON

comme boîte aux lettres et signe de vie, trajet sur une carte/planisphère

LA MAISON
OCEAN
LA MAISON
OCEAN
LA MAISON
OCEAN
LA MAISON
OCEAN
LA MAISON
OCEAN
LA MAISON
OCEAN
LA MAISON
OCEAN
LA MAISON
OCEAN
LA MAISON
OCEAN

LA MUSIQUE PASSE
LA MUSIQUE PASSE
LA MUSIQUE PASSE
LA MUSIQUE PASSE
LA MUSIQUE PASSE
LA MUSIQUE PASSE
LA MUSIQUE PASSE

ELLE S'ENTEND
ELLE NE S'ECOUTE PAS
ELLE S'ENTEND
ELLE NE S'ECOUTE PAS
ELLE S'ENTEND
ELLE NE S'ECOUTE PAS
ELLE S'ENTEND
ELLE S'ENTEND
ELLE S'ENTEND
ELLE S'ENTEND
ELLE S'ENTEND
ELLE S'ENTEND
ELLE S'ENTEND
ELLE S'ENTEND
ELLE S'ENTEND
ELLE S'ENTEND
ELLE S'ENTEND
ELLE S'ENTEND

LA POESIE DEFILE
LA POESIE DEFILE
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