lundi 26 février 2007

mercredi 7 février 2007

dimanche 4 février 2007

samedi 3 février 2007

Sauts retranscrits/ peinture Sauts

Une histoire de la notation chorégraphique sur Internet :

http://notation.free.fr/laban/contexte/histoire0.html

A regarder comme dans tableau devant musée.

Des écritures chorégraphiques entant les visions du poète,
Parce que plus proches du dessin que du signe.

Donc, en elle, pas de dialectique, pas de rhétorique possibles,
Le chorégraphe dit, depuis toujours : "Ne regardez pas mes notes, il faut voir la danse !"
- La danse : le corps seul, sans autre désignation que lui.

Depuis le XVI° siècle, dans ces tableaux, une histoire de l'art oubliée des hommes et des lieux.
Et, quand, au XX° siècle, l'écriture a failli enfermer la danse, avec la notation Laban ou Benesh, l'enregistrement-vidéo a permis de lui échapper.
De sorte que la notation Laban et Benesh se regardent maintenant comme des tableaux abstraits !

La note de musique et les lettres forment, elles aussi, des tableaux abstraits, mais l'histoire de leur capture est si vieille qu'on oublie de contempler.

dimanche 14 janvier 2007

Nijinski


Aucune version non expurgée des cahiers de Nijinski n'existe vraiment. Bruno Lemoine reviendra prochainement sur ce problème qui intéresse la littérature, ou, tout au moins, une certaine forme de littérature après Dubuffet. Même la version des Cahiers sortie chez Actes Sud en 1995 est expurgée, expulsée, policée, parce que soumise au Diktat de la typo. et du tapuscrit. Nijinski écrivait comme il dansait. Il faudrait donc pouvoir lire directement son écriture afin de voir évoluer les gestes et le rythme graphique du Fou de Dieu.
Pour Nijinski, l'écriture ne se lit pas, elle se danse. Tout le reste n'a aucun intérêt.
Rien à voir avec la notation telle que Wittgengstein la concevait, ou une certaine école poétique française aujourd'hui.
Dubuffet, Nijinski, Daumal se méfiaient des littérateurs.
L'important n'est pas d'écrire, mais d'installer un jeu où tous les hommes puissent concourir.
Quand Nijinski écrivait qu'il était Dieu, il le pensait vraiment.
La danse lui permettait de ne pas enfermer sa pensée dans du papier.
L'écriture est un jeu qui permet d'oublier qui nous sommes.
Nous sommes plusieurs à le penser.
Nous sommes plusieurs en un avec une pensée le.
Nous sommes plusieurs à penser que l'écriture est un je qui permet d'oublier qui nous sommes.
Nous sommes un jeu qui permet d'oublier je.

"Je suis amour, je suis sang"
"Je suis le sang du Christ"
"Je t'aime"
"J'aime tous les hommes"
"Je suis l'amour en toi"
"Tu es l'amour en moi"
"Je veux te dire que l'amour est sang"
"Je ne suis pas sang en toi"
"Je suis sang en toi"
"J'aime le sang, mais pas le sang dans le sang"
J'aime le sang
J'aime le Christ
Je ne suis pas le sang du Christ
Je suis le Christ"

Nijinski

vendredi 12 janvier 2007

Même les morts ne veulent plus de leur nom






Même les morts ne veulent plus de leur nom. Cela les dérange trop d'être priés par une veuve, leur famille ou un ami le dimanche. Ils pensaient qu'on les laisserait libres après le trépas, qu'on ne les appellerait plus, qu'on leur ficherait littéralement la paix. Mais maintenant, on les invoque, on les rappelle à nos souvenirs, certains, qui n'ont décidément pas fait le deuil d'un être cher, vont jusqu'à le pleurer ou l'insulter. Tout un décorum kitsch est déposé sur leur marbre, comme un ultime crachat avant l'oubli. Des fleurs de pierre aux regrets éternels, du portrait photo en médaillon à l'éloge foireux inscrit dans la pierre, toute une éternullité s'abîme devant leur tombe. Alors, ils n'en peuvent plus, ils déménagent, ils vous laissent à votre médiocrité. Ils attendent seulement que le fossoyeur les exhume pour faire place nette, qu'il casse enfin leur pierre à coup de masse, pour que leur nom s'efface de l'histoire. ET C'EST TRES BIEN AINSI !