mercredi 13 janvier 2010

dimanche 3 janvier 2010

Perdre la face

Soit dit un poète assez connu envoie une vidéo hier soir sur Facebook.
Caméra légère au point, marchant dans les rues d'une ville, le rapport est frontal.
Le poète entame quelque chose entre ritournelle et rengaine assez provoquant, du type :
"Je vais la voir ta gueule, tu vas la voir, ta gueule, ta gueule, on va se la mettre, ta gueule, etc."
Je lui réponds sur le même ton ; il s'en offusque.
Personne ne lui avait donc jamais répondu ?
On se la joue maintenant Les précieuses ridicules sur le mode trash. ?
Ce ne sont pas des mots que le poète envoie, ce sont encore des images, on est toujours dans la représentation ?
Quand on sort des ritournelles aussi frontales que cela, on apprend à perdre la face ou on ne s'indigne pas, quand on vous répond.

vendredi 1 janvier 2010

Maison (9)



Il y a quelque jour, avec mon épouse Yoshiko, alors que nous finissions de ranger la maison qui appartenait à ses grands parents, nous avons découvert dans un tiroir une boîte où se trouvaient de vielles photos de famille. Mon épouse n'aime pas trop les découvertes, les photos de sa famille, cela lui fait peur ; moi, je ne fais pas attention à elle et je plonge dans les photos.


Il me manque beaucoup de notions culturelles pour pouvoir analyser objectivement ces photos et je suis incapable de les dater ni de savoir dans quel contexte elles ont été prises (mariage, armée, vacances...), impossible pour moi de les classer comme des documents. Mais un homme revient souvent, dans les photos, où il pose ; on ne voit que lui. Et même dans une photo de groupe, il est différent des autres. Il a un visage particulier et une couleur de peau plus lumineuse que les autres, il est très photogénique et pose toujours de la même façon. J'avais déjà remarqué d'autres photos de lui dans la maison. Comme j'ai l'impression de ne voir que lui sur toutes les photos, j'ai pensé que c'était la personne qui vivait dans notre maison, il y a quelques années, c'est à dire le grand père de mon épouse Yoshiko. Elle m'a répondu que non, son grand-père, c'était lui et elle m’a montré une autre photo. Le mystérieux homme photogénique, c'était son arrière grand-père, le père de sa grand-mère. Il paraît qu'il était beau, il n'était pas bavard, il ne disait rien, on ne sait pas grand-chose de lui, mais il avait une grande présence et il était considéré comme beau. D'ailleurs c'était la mère de sa grand-mère, qui était une femme très forte pour l'époque, qui l'a attrapé, et leur mariage n'était pas arrangé. C'était une des premières institutrices de la région. Yoshiko m'a dit ensuite qu'il y a encore des femmes plus fortes dans sa famille. Son arrière, arrière grand-mère, qui était très habile, possédait une des premières machines à coudre. Je lui ai demandé si cette personne était la mère de son arrière grand-mère, elle ma répondu que c'était de l'autre coté de la famille. J'étais complètement perdu, je ne comprenais rien de sa généalogie. Je me suis dit alors que c'est normal car il ne s'agissait pas de ma famille et que, si je parle de ma famille, mon épouse ne comprendra rien non plus. C'est alors que je me suis aperçu d'une chose terrible: je ne connais rien des gens de ma famille qui sont morts avant ma naissance, alors que mon épouse Yoshiko racontait des histoires très claires sur tous ses arrières, arrières grands-parents : qui ils étaient et quels étaient leurs spécificités. J’étais incapable pour ma part de savoir ne serait-ce que le nom de mes arrières grands-parents.


Dans le salon de notre maison, il y a un autel bouddhiste ; il permet d'accueillir les esprits de la famille. Il paraît qu'ils viennent nous voir dans certaines occasions et on leur donne à manger de temps en temps. On fait aussi des offrandes à un autre petit autel, qui est shintoïste. C’est une autre religion, c'est plutôt pour les dieux. Concrètement, ces deux religions sont mélangées, c'est un bordel polythéiste ; et il arrive que les ancêtres d'une famille deviennent des dieux. Il y a une sorte de passage de l'esprit de l'ancêtre à un dieu. Les ancêtres, devenus des dieux, ne sont cependant pas universels, ils ne touchent que la famille ou le quartier ; ce sont les dieux de la maison ou du quartier. Et même les dieux les plus forts ne dépassent pas les frontières du Japon.


Ce qui est passionnant, c'est que ces ancêtres, ces gens qui existaient avant nous, sont localement mythifiés. Dans la boîte de photos, j'ai découvert l'ancêtre de mon épouse qui était « considéré comme beau », et effectivement il y a une beauté photogénique, une sorte de mythe photographique.


Les ancêtres sont à la fois des mythes, des esprits, voire des dieux, et, d'une certaine manière, ils vivent encore, car ils influencent les vivants (à travers leur filiation), en leur donnant des repères. Tout cela se produit localement à l'intérieur d'une famille ou d'un quartier. Je suis heureux, car j'ai enfin trouvé un point de stabilité chez le Japonais. Il n'a aucun point de transcendance, mais une fiction familiale, des mythifications locales qui déterminent entièrement sa vie. Je comprends enfin pourquoi dans ce pays, il n'y a que des images. Tous les Japonais sont les descendants de personnages mythiques qui sont leur ancêtres (leur arrière grand parent) ; ils sont entièrement déterminés et ils ne s'intéressent qu'à leurs filiations mythiques. Pas besoin d'extérieur, pas besoin de transcendance ou de finalité. Par exemple, s’il y avait un sportif dans la famille, le descendant essaiera de devenir sportif, car c'est cela qui a du sens pour lui. Soit il y arrive, soit il échoue, mais il essaiera entièrement, et cela est, me semble-t-il, très stable. Je n'avais jamais compris ce que signifiait l'ancestralité, je ne pensais pas qu'une telle chose pouvait faire tenir une psychologie. Pas besoin de la liberté ou d'une quelconque idée transcendante, quand on est guidé par les ancêtres, par un ensemble de mythe local qui régule la relation d'une personne à son environnement. L'individu n'est pas alors un sujet qui possède une volonté et un libre arbitre, mais il agit à travers des mythes, il parle et pense en fonction des mythes. Il n’est lui même qu'un individu d'une société très locale qui répète ce qui était avant lui.


Il y a, au Japon, une pensée du devenir dieu dans le social, certaines personnes deviennent même des dieux de leur vivant. Ce devenir dieu est « beau ». Par exemple, j'ai discuté de Godzilla avec un ami. Pour moi, Godzilla était une sorte d'erreur humaine qui devient un monstre et qui casse tout. Mon ami m'a dit qu'au début, il cassait tout et, à un moment, Godzilla devient beau, il devient un dieu et l'allié des hommes. Il y a des choses qui deviennent mythiques et c'est cela qui est beau (pourtant Godzilla est bien moche).


D'un coté, en occident, il y a le rapport entre la mémoire et la liberté qui advient. De l'autre, au Japon, avec les ancêtres qui étaient là avant nous, il y a un devenir-dieu localisé. Je crois bien que notre culture occidentale empêche absolument le retour à une forme mythique des liens familiaux à travers les ancêtres en échange d'une croyance en l'universalité des libertés individuelles.




Frédéric Weigel est artiste, il s’est marié et il vit au Japon depuis quelques mois.

Vous pouvez voir son travail sur son site :


http://weigel-frederic.fr/

mercredi 2 décembre 2009

dimanche 29 novembre 2009

Sur l'utopie//Protée



Comme il y a trop d'écrivains, trop d'artistes et pas assez d'utopistes, j'ai décidé de passer à la vitesse supérieure.



Le 13 novembre 2009, je reçois une lettre du Centre régional de Bourgogne qui me propose de rédiger ma propre fiche "auteur".

Comme, pour moi, l'identité est un frein à la liberté, puisque celle-ci ne permet pas à l'homme d'accéder à une péréquation des vies, seule capable de le métamorphoser, la semaine dernière, j'envoie la fiche suivante :

"Le principal travail poétique de l'auteur "Bruno Lemoine" concerne les rapports et les différences entre la notion sociale d'identité et la liberté.


L'auteur "Bruno Lemoine" s'arroge ici le droit de donner des éléments bio et bibliographiques qu'il aura préalablement choisis, selon cycle régulier, séculier ou fantaisiste, calendrier grégorien & martien, temps réel & imaginaire.

Sur le site internet 1 de l'auteur "Bruno Lemoine" (voir fiche identité ci-dessus), vous pouvez voir une présentation de son travail aux éditions al dante. Le portrait photographique montré dans cette fiche de présentation n'est pas le sien, mais celui de l'Homme-objet, un artiste performer français, qui a aussi deux autres noms, Made in Eric et Eric Madeleine. L'année de naissance, inscrite dans la fiche de présentation : "Bruno Lemoine" aux éditions al dante, est aussi inventée.



Des données bio et bibliographiques sont inventées.

Le dernier ouvrage publié par l'auteur "Bruno Lemoine" aux éditions al dante, L'après-journal Nijinski, est un roman utopique qui permet de mieux saisir tout l'enjeu poétique et éthique du travail de "Bruno Lemoine". L'après-journal Nijinsky est le journal d'un danseur étoile, Etienne, qui voudrait être Nijinski, ou "Fou de Dieu". Le danseur Nijinski a été nommé "Fou de Dieu", parce que, dans ses cahiers, il se prenait pour Dieu.

Dans L'après-journal Nijinski, le narrateur Etienne invente une utopie, dans laquelle chaque individu peut être ce qu'il entend, même Dieu. Un extrait du roman utopique L'après-journal Nijinski est mis en ligne sur le site des éditions al dante.

L'auteur : "Bruno Lemoine" considère que l'individu est une construction culturelle et sociale qui reste à inventer. Pour ce faire, il faut que la société et le système administratif des pays donnent le droit à chaque homme de disposer de son identité. Le krach, l'échec des modèles "mondialisation" ou "alter-" ou "anti-mondialisation", la crise des valeurs familiales et de l'amour rendent nécessaires la réalisation d'un tel projet utopique. Nous n'avons jamais été si peu libres, de part le monde, puisque nous n'avons jamais été aussi peu différents.


Bibliographie

Matachine ou le lecteur enchaîné, roman, al dante, Paris : 2006
L'après-journal Nijinski, roman utopique, al dante, Paris : 2008

La vie des insectes, nouvelle, revue Nioques, Le mot et le reste, Marseille : 2008

Textes littéraires pour le journal poétique Res poetica, new al dante, Limoges, 2007
Textes littéraires et philosophiques pour Abondances le journal d'une installation artistique de l'artiste Alfred Garapethian en février 2008, à la galerie municipale de Vitry-sur-Seine.



Actions poétiques et performances

Action poétique avec le performer Eric Madeleine à Dijon en décembre 2007, L'après-journal Nijinski
Installation et performance d'Eric Madeleine et Bruno Lemoine, Journée du patrimoine de Vitry-sur-Seine, Pompino la sucette qui rend beau, septembre 2008.
Action poétique avec Eric Madeleine, Soirée Manifesten, Théâtre de l'union, Limoges : Texte aux encordés, décembre 2008.
Actions poétiques dans le cadre du festival de performance Le NIPAF au Japon, février 2009.


Chantiers littéraires, poétiques et artistiques

Création d'un recueil de poètes contemporains, L'homme approximatif, avec le poète François Dominique.
Ecriture d'un roman participatif, Le livre ouvert. Bourse à la création du CNL pour le projet Le livre ouvert (décembre 2008)
Mise en place d'un collectif de performers sur Dijon, The Random Syndicate. Actions artistiques mensuelles, depuis septembre 2009, à la galerie Nü Koza (Dijon) "


Ma fiche identité "Auteur" n'a, évidemment, pas eu de suite.



Je demande que, au moins, dans le domaine dit "culturel et artistique", un auteur et un artiste aient la liberté de choisir l'identité qu'ils désirent.



Vous serez informés, en tant et en heure, des différentes démarches que j'aurai effectuées dans les semaines à venir.


Protée

dimanche 22 novembre 2009

Tantale 2009



Poésie sonore avec sample de gargouillis d'estomac (diffus, puis progressivement crescendo), une corde pour celui qui la prononce et nombre de sandwiches sur scène et dans le public...



…Il faut manger

…J’ai faim

…J’entends la cloche

…Il faut sonner

…J’ai l’accord de ma mère

…J’ai l’accord de mon père

…J’ai la corde dans les mains pour ça


J’ai la corde



N’entendez-vous pas les sirènes ?


N’entendez-vous pas les sirènes ?



C’est mon estomac

C’est mon estomac

ce gargouillis

Ce n’est pas moi

C’est mon estomac

Je ne suis pas ce que je mange

J’ai toujours été clair avec cela

Je ne suis pas


N’entendez-vous pas les sirènes ?


N’EN-TEN-DEZ-VOUS-PAS-LES-SI-RE-NES ?



La tête oscille en un cil d’avant en arrière

Elle exécute sa danse en même temps que la salive

Le vide la mâche

Elle devient elle-même le cochon saigné

Le cochon perdu dans une poche sous vide

Le remords aux dents la langue saigne

Nous ne sommes pas ce que nous mangeons

D’ailleurs nous ne mangeons pas mais nous causons


N’est-ce pas ?


N’est-ce pas ?


…Vous m’entendez ?…


…VOUS M’EN-TEN-DEZ ?…




La salive nous gagne elle attelle son havresac

Longue remontée des morts dans les ventres

Comme des vents nos ventres des tombeaux

Long soufflet résurgence vide au milieu toujours

Les corps de ce que nous avons mangé reprennent vie


Le flot des espaces marins

La liste interminable des parasites sous nos peaux


Nous sommes tel ce peintre ami de Modigliani

Nous ne mangeons pas durant trois jours

Pour mieux peindre nos modèles


La langue saigne…

Nous sommes tel ce peintre…

Nous rentrons nos ventres dans les ventres de nos modèles

Et nos modèles se mettent à parler

Leur langue traverse la voûte où nous espérons monter

Un gargouillis de mots étoile la cime


Nous mangeons…


Nous mangeons…



Nous prenons les mots pour un festin

L’agape des mots brocardée devant nous

Nous mangeons le mot chair

et le mot chair remplit nos ventres


Tel un son perdu émis d’intestins ventriloques

Nous mangeons

En ce moment précis nous mangeons

En ce moment exact et précis que j’appellerai l’instant I

Nous mangeons

Et I devient l’instant où manger et être mangé est égal



Une cloche sonne l’offertoire

L’assemblée des gueux attend aux portes des églises

Un mendiant indique l’heure au centre d’un cadran solaire

Les religions passent

Les prêtres changent de peau

Le pain résonne toujours

Se voit de loin

Et mange les yeux des foules qui ont faim







…Il faut manger

…J’ai faim

…J’entends la cloche

…Il faut sonner

…J’ai l’accord de ma mère

…J’ai l’accord de mon père

…J’ai la corde dans les mains pour ça

J’ai la corde




N’entendez-vous pas les sirènes ?


N’entendez-vous pas les sirènes ?




Sous les intestins la voûte des haruspices

Annonce la liste des courses parachutées d’en bas

Et dans les greniers du monde la viande des dieux

Commande aux scribes des prières nouvelles



N’en ont pas assez

n’en ont jamais eu assez

N’en ont pas assez

n’en ont jamais eu assez



Le spectacle pleure héraut du énième tohu-bohu la boucle

Un présentateur déclame :

« Les traders se sont trompés. »


KRACH !


Je répète :

Le spectacle pleure héraut du énième tohu-bohu la boucle

Un présentateur déclame :

« Les traders se sont trompés. »


KRACH !




Je répète…





Chantant la corde au cou le souffle court

Le poète Ghérasim Luca est exilé de force en Israël

Le souffle Ghérasim court dans une grotte pour ne pas être enrôlé vivant

Non enrôlé vivant sous

un nom

une bannière

une étoile


Les yeux se ferment sur le long enroulement des vies

Le souffle est rentré dans des casemates

Le réduit des corps

L’espace bien établi entre vous et moi


Nous ne nous touchons plus

Nous préférons la caresse des mots à celle des hommes

Le cerne des mots

& le choix du partenaire


Nous aurons des enfants entre nous

Et ces enfants ressembleront à leurs parents

Les garçons mettront les pieds sous la table

Et les filles se cacheront sous les jupes des mères et le lit du sultan


Nous sommes libres

Nous retrouvons les gestes des mères

Nous soufflons une bougie la nuit

Avant de nous aimer


Aimons toujours

Sommes heureux

Avons des enfants

Mangeons avec eux

Les mangeons

Mangeons


C’est mon estomac, ce gargouillis

Ce n’est pas moi

C’est mon estomac, ce gargouillis

Ce n’est pas moi

C’est mon estomac, ce gargouillis

Ce n’est pas moi


…Vous m’entendez ?…

…VOUS M’ENTENDEZ ?


…Il faut manger

…J’ai faim

…J’entends la cloche

…Il faut sonner

…J’ai l’accord de ma mère

…J’ai l’accord de mon père

…J’ai la corde dans les mains pour ça

J’ai la corde




lundi 9 novembre 2009

THE RANDOM SYNDICATE


The Random Syndicate


Mise en circulation d’actions poétiques passées, présentes et futures

Étude et prospective d’événements nouveaux

Cabinet des curiosités

Pretty things

Hasard

*


Mise en circulation d’une action poétique :

Lecture couplée de L’imagerie du hasard de Georges Brecht et de L’homme-dé de Luke Rhinehardt


- selon procédure aléatoire et mise au pas du public -


Galerie Nü Koza, Samedi 14 novembre 2009 à 20 heures


Les membres de The Random Syndicate ont décidé d’exaucer pour vous l’un de vos désirs.

Pour ce faire, notez ci-dessous six désirs que vous aimeriez voir assouvis :

1 - .

2 - .

3 - .

4 - .

5 - .

6 - .

Le samedi 14 novembre à 20 h, à la galerie Nü Koza (Dijon), l’un de ces six désirs sera choisi par le dé. Si l’un des membres de The Random Syndicate accepte de l’exaucer, il le fera dans le mois qui suit.

- N° du désir choisi par le dé :

- Nom du membre de The Ransdom Syndicate ayant accepté d’exaucer le désir :

.

- Votre désir sera exaucé à (date/heure) , à (lieu).


Si aucun des membres de The Random Syndicate n’a accepté d’exaucer le désir choisi, ils noteront ci-dessous les raisons ayant motivé leur refus.


Motifs du refus :

The Random Syndicate

Pour voir votre désir assouvi, notez :

- Votre nom :

- Votre n° de téléphone :

- Votre adresse e-mail :

The Random Syndicate espère que tous vos désirs seront assouvis prochainement.


Laissez votre feuille avec vos désirs à la Galerie Nü Koza, 89, rue Berbisey, 21000 Dijon, ou par mail : brun.lemoine@laposte.net / www.nukoza.com

Bruno : 06 13 17 06 93/Fabien : 06 84 59 83 39/