vendredi 25 juillet 2008

Joël Hubaut sur le billard


2 heures de jeu/action dans une salle de billard à Quebec pour l'anniversaire de l'art en hommage à Robert Filliou.
Joel Hubautgrossiste en art
(L'avantage de n'avoir dit à personne que l'on a un blog, c'est qu'on peut mettre des photos compromettantes, personne n'y saura rien...)
(Et puis, si l'on m'attente un procès en diffamation, je les efface. Hop ! Ni vu, ni connu !)
(Alors, le blog est l'outil idéal pour un sycophante ou diffamateur professionnel.
Rien n'est sacré, tout peut se dire, c'est le titre d'un bouquin de Raoul Vaneigem.)

vendredi 18 juillet 2008

Onomastique Bruno Lemoine (copyright)


"Beuys, dit Eva Beuys, a passé toute sa vie à mourir. Elle n'a jamais appelé son mari autrement que "Beuys" ; leurs enfants, Wenzel et Jessyka, faisaient de même et ne lui ont jamais dit "père" ou "papa". Il a passé toute sa vie à mourir, ajoute Eva, mais il était toujours si vibrant. Il adorait la vie ; il la voyait comme un chemin qu'il voulait parcourir jusqu'au bout. Selon Eva, Beuys a franchi les voies de la vie et de la mort avec une sûreté absolue - jusqu'à Palazzo Regale."

Joseph Beuys, une biographie, Heiner Stachelhaus

dimanche 13 juillet 2008

Autoportrait 13 - Bruno Lemoine - Dimanche 14 Juillet


... Parce que j'ai un faible pour les feux d'artifice du 14 juillet vus du ciel !

lundi 23 juin 2008

Albert Cossery : naissance


Le clochard céleste Albert Cossery est né, ce dimanche, à l'âge de 94 ans.
Il n'était pas français, il n'était pas égyptien.
Il n'a connu ni Henry Miller ni Calaferte,
il n'a pas écrit Les hommes oubliés de Dieu.

mardi 3 juin 2008

Alias Black Market (1)










Collectif Allias Black Market, pour leur première.
Performance de Lucie Mercadal.
Avec Léa Lebricomte, Marie Aerts,
Lei-Yang, Malo et Hocrelle.
Le vendredi 16 mai à la galerie-appartement Interface.
Sur les photos : Lydie Jean-dit-Pannel et Joël Hubaut.

" Compter, mesurer, mesurer, compter, marcher, compter, parler, agir, regarder, voler... sur un tapis, mesurer, regarder, le spectateur, parler. "

« Le travail d'Esther Ferrer peut être considéré comme un minimalisme très particulier qui intègre la rigueur, l'humour, le détournement et l'absurde. » (Sylvie Ferrée) ; ajouter à cela un fond d'humour et de radicalité.

Esther Ferrer est surtout connue pour ses performances. C'est une artiste espagnole active depuis les années 60, notamment dans le groupe ZAJ, cousin espagnol de Fluxus.

Allias Black Market, à l'occasion de sa conférence-naissance, souhaite lui rendre hommage. Ses performances, pour leur mode d'action et les questionnement qu'elles soulèvent sont des références fondamentales.
Dans toutes ses propositions plastiques, dispositifs ouverts et actifs, le temps, l'espace et la présence (la sienne et celle des autres), sont des éléments qu'elle structure, manipule et interroge.

Economie et réduction des moyens, elle joue avec un minimalisme et une rigeur de l'absurde qui lui sont propres. Système métriques, répétition, mouvements simples : le protocole de l'action est visible dans chacune de ses performances, pour permettre au présent d'émerger.
Mesure du temps qui passe, exploration du lieu parcouru, liens entre les présents, actions devant, autour, avec. Le spectateur est invité à regarder, vivre, expérimenter la proposition qui est en train de se faire, comme un écho à ses propres expériences.

L'action est un levier :
« C'est à partir du quotidien que l'on va vers un autre lieu » Esther Ferrer

Le chemin se fait en marchant. (video you tube)
Elle tient dans sa main un rouleau de scotch blanc, qu'elle déroule au fil de son parcours et qu'elle fixe au sol à l'aide de ses pieds, en marchant dessus. Elle trace une ligne, mise en relief de l'espace pratiqué, matérialisation du chemin parcouru, comme son propre fil d'Ariane. L'action est mobile, c'est jeu de réactions, une pratique éphèmère, quelquechose en cours de fabrication. La poésie s'affirme dans le minimalisme.

- Description de la performance : assise à regarder le specateur :
Renversement des positions, qui regarde, qui agit ?
Assise sur une chaise immobile, à regarder le public sans un mot ; « être le spectateur de l'autre ». L'action n'est pas spectaculaire ; Il n'y a aucune satisfaction à en tirer.
Faire sauter le fossé entre le performeur et le spectateur.
Interactions dans un rapport a-spectaculaire et silencieux.

Tapis volant.
L'humour et l'absurde.
Elle est assise sur une chaise, elle même posée sur un tapis d'orient et elle agite ses bras comme les ailes d'un oiseau.
Jeu de mots, jeu de conte, l'imagination au pouvoir pour le décollage des possibles.
Une volonté, une radicalité efficace sans être extrêmiste, avec une approche toujours ludique, la performance semble être chez Esther Ferrer à la fois l'engagement d'une vie et un plaisir toujours renouvelé.

Une citation d'Esther Ferrer à propos de la performance dans un entretien avec Sylvette Babin :
« Il y aura toujours un adulte ou un enfant qui voudra représenter le monde. C'est comme respirer ou manger. On ne perdra jamais le désir et je crois que la performance est une question de désir. L'essentiel est que si vous voulez faire de la performance, faites-le, point à la ligne »
Alias Black Market



lundi 17 mars 2008

Nioques#3


Une nouvelle de moi, La vie des insectes, dans la revue Nioques, du poète Jean-Marie Gleize.

Au sommaire, une traduction de Gertrude Stein par Martin Richet, Isabelle Giovacchini, Bernard Noël, Gwenaëlle Stubbe, Jérémie Gindre, Alexandra Bougé, David Lespiau, Cyrille Martinez, Anne-James Chaton et Franck Leibovici.

NDLR. Parler un jour de Franck Fontaine, celui qui s'occupait de Nioques auparavant. Beaucoup de choses intéressantes chez Fontaine. Téméraire, plutôt, mais là, au moins, il y a quelque chose de nouveau.

mardi 4 mars 2008



« Notre corps est lié à un monde que nous ignorons parce que nous ne possédons même pas les rudiments de son vocabulaire. Ce monde est purement physique, et il coïncide avec le fonctionnement non seulement du corps, mais à travers lui de l’espèce et du langage»

Bernard Noël, La langue du corps

L’HOMME APPROXIMATIF

est heureux de vous inviter
à une séance de lecture,
le samedi 8 mars à 19 h 30

à l’école de danse de Madame Pelletier,
8, rue Chaumière, à Talant.

François Dominique y sera L’Homme-des-sorts de René Ghil.
Éjections et crachats de Dépolluer l’infini par Paul Lapaiche.

L’Homme approximatif est une séance de lecture qui
vous sera proposée tous les XXX mois pendant XXX ans.

Entrée gratuite.

Photographie : copyright Bernard Plossu et François Dominique.
Organisation : François Dominique et Bruno Lemoine
Video : Max Riondet